Conseils pour la transcription d’actes d’après l’Ecole Nationale des Chartes

En aucun cas il ne faut moderniser la graphie d’un document.

Exceptions :
– les lettres i et u ayant valeur de consonne en principe transcrite par j et v

– les passages effacés, détruits ou accidentellement omis seront restitués. entre crochets ; en cas d’impossibilité, mettre des points de suspension entre crochets.

– les abréviations seront développées. Inutile de mettre les lettres restituées en évidence. En cas d’ambigüité garder la forme abrégée :
– Sr (sieur ou seigneur ?
– Mons (monsieur ou monseigneur ?)
– Me ( maître ou messire ?)
– certaines abréviations courantes peuvent être conservées
(led., lad).

– les mots agglutinés seront séparés.

– les mots séparés qui aujourd’hui sont agglutinés ne seront pas réunis.

– accentuation (distinguer trois périodes)
– jusqu’en 1580 : seul l’accent aigu sera utilisé sur la lettre
e mais pas sur les finales en -ee (né, nee, tombé, aprés,
procés, armee)
– de 1580 vers 1715 : accentuation des finales en -ée.
Accent grave sur a, e et u dans les expressions
monosyllabiques. Pas d’accentuation du e à l’intérieur
d’un mot (née, armée, à, là, dès, lès, où, maniere,
pere, present).
– à partir du XVIIIe siècle, appliquer l’usage actuel

– autres signes typographiques (tréma, cédille, apostrophe) : appliquer l’usage actuel quitte à supprimer le tréma pour un mot qui n’en comporte plus.

– ponctuation, majuscules et minuscules : dans tous les cas appliquer les règles actuelles.

– alinéas : respecter la disposition du texte (ajout possible pour des textes trop compacts).